TOUR DE FRANCE – Depuis le départ de Bruxelles samedi dernier, le Tour de France nous fait plaisir et offre des étapes passionnantes. Cette première semaine est prometteuse pour la suite de l’épreuve.

Photo: Aurélien Lody

On était habitué à une première semaine tranquille, avec de longues étapes de plat qui finissaient par des sprints massifs. Et bien cette édition 2019 restera comme l’une des plus belles première semaine. On aura connu déjà 3 maillots jaunes différents, un contre-la-montre par équipe intéressant et une arrivée exceptionnelle à la Planche des Belles Filles. Bien sûr, le parcours aide beaucoup, mais les coureurs offrent un niveau excellent. Je vous propose un retour sur cette première semaine de compétition.

Etape 1: Bruxelles – Bruxelles (194,5 km)

La capitale belge accueille le grand départ de cette édition 2019, pour marquer le cinquantenaire de la première victoire d’Eddy Merckx sur le Tour. Cette étape est marquée par la chute de Fuglsang, l’un des favoris de l’épreuve, qui s’ouvre l’arcade et fini l’épreuve le visage ensanglanté. A 58 kilomètres de l’arrivée, Stéphane Rossetto tente une sortie en solitaire, mais il est repris à 9 kilomètres du terme. Un sprint massif se prépare donc, mais il perd son favori sur chute. Le néerlandais Dylan Groenewegen se retrouve au sol. Mais c’est son habituel poisson-pilote, Mike Teunissen, qui lève les bras sur la ligne d’arrivée et devient donc le premier porteur de la tunique jaune de leader.

Etape 2: Contre-la-montre par équipe (27,6 km)

Le lendemain, toujours à Bruxelles, les coureurs doivent affronter un exercice tellement périlleux, le contre-la-montre par équipe. Cette discipline est spécifique et doit reposer sur l’ensemble de l’équipe. Les équipes des favoris appréhendaient ce dimanche 7 juillet. Si le Tour ne se gagnait pas là, une contre-performance pouvait déjà créer des écarts. L’équipe du maillot jaune a assuré l’essentiel, en s’imposant et en consolidant Mike Teunissen dans le fauteuil de leader.

Du côté des favoris à une victoire finale sur les Champs, Romain Bardet est le grand perdant. L’auvergnat a connu une mésaventure et se retrouve à 59 secondes de Thomas et Bernal à l’issue de ce contre-la-montre. Un avant-goût de sa semaine délicate. L’autre français qu’on attend, Thibaut Pinot, a pu compter sur le suisse Stefan Kung. En grande forme, le champion suisse de la discipline a permis à Thibaut Pinot de ne pas perdre trop de temps sur le duo d’INEOS.

Etape 3: Binche – Epernay (215 km)

Lors de cette 3e étape, le peloton arrivait sur le sol français. Elle offre aussi les premières vraies pentes. Et à ce jeu-là, Julian Alaphilippe s’est régalé. Au terme d’un raid solitaire de 16 km, le coureur français s’est adjugé cette première étape “accidentée” et fait coup double en s’emparant du maillot jaune. Il devient le deuxième porteur de la tunique de leader sur cette édition 2019.

Etape 4: Reims – Nancy (213,5 km)

Quatrième étape et seulement le deuxième sprint massif. Dès les premiers kilomètres, une échappée de trois coureurs se forme. On retrouve Yoann Offredo, habitué des échappées de première semaine, Frederik Backaert et le suisse Michael Schär. Malheureusement pour les 3 hommes, cette étape est promise aux sprinters, pour qui les opportunités sont rares. Après 195 kilomètres devant, le coureur suisse est rejoint par le peloton après avoir essayé de partir en solitaire. Sur la ligne à Nancy, c’est Elia Viviani qui s’impose, parfaitement emmené par le maillot jaune Julian Alaphilippe. L’italien s’impose devant Alexander Kristoff et Caleb Ewan.

Etape 5: Saint-Dié-des-Vosges – Colmar (175,5 km)

Etape accidentée au programme de cette nouvelle journée. Les sprinters sont lâchés par le peloton. Après une belle échappée, une tentative de Rui Costa, tout le monde est repris à 2 km de l’arrivée. Au final, c’est Peter Sagan, déjà maillot vert, qui s’impose. Le slovaque remporte sa première victoire d’étape sur le Tour 2019. Il n’avait pas pu lever les bras lors de la première étape, battu d’un boyau par Mike Teunissen.

Etape 6: Mulhouse – La Planche des Belles Filles (160,5 km)

La première étape de montagne arrive dès la 6ème journée sur cette édition 2019. On s’attendait, comme lors de précédentes arrivées dans cette station, à une explication entre favoris et une victoire d’un grand nom du peloton. Dès le début, une échappée de 14 coureurs se forment. Un écrémage se fait et au final c’est Dylan Teuns qui s’impose au sommet de la terrible montée vers la Planche des Belles Filles. Deuxième de l’étape, Guilo Ciccone endosse le maillot jaune. Derrière, les favoris se dévoilent un petit peu. Thomas prend 5 secondes à Bernal et Pinot. La première semaine compliquée se poursuit pour Romain Bardet, qui lâche une minute dans l’aventure. L’auvergnat n’était simplement pas au niveau. Julian Alaphilippe, exceptionnel, arrive même avant le coureur d’AG2R, mais il perd sa tunique jaune pour 6 petites secondes.

Etape 7: Belfort – Chalon-sur-Saône (230 km)

En ce vendredi 12 juillet, le peloton s’apprête à disputer la plus longue étape de ce Tour 2019. Yoann Offredo et Stéphane Rossetto ont tout de même tenté une échappée. On les avait déjà vu aux avant-postes durant les jours précédents. Mais c’était mission impossible. Dans le dernier kilomètre, tout se passe comme prévu pour Dylan Groenewegen. Le néerlandais, qui avait chuté lors de la première étape, ne laisse pas échapper l’opportunité et s’impose devant Caleb Ewan et Peter Sagan.

La suite ?

Cette deuxième semaine sera marquée par les Pyrénées, mais aussi par le contre-la-montre prévu vendredi à Pau. Ce chrono pourra peser lourd dans la balance au final. Lors de la troisième semaine de compétition, les favoris pourront s’expliquer dans les Alpes. Quoi qu’il en soit, cette édition 2019 promet déjà d’être très belle !

8e étape du #tourdefrance2019. Les coureurs partiront de Mâcon, ville d’Antoine Griezmann pour rejoindre Saint-Etienne (200 km). 7 difficultés répertoriées. Une échappée a bien des chances d’aller au bout. #TDF2019— Baptiste Coppey (@baptistecoppey) 13 juillet 2019