CYCLISME – Comme chaque année, le Tour de France rythmera le mois de juillet des sportifs. Cette 106ème édition semble très ouverte et promet déjà une belle bataille pour le maillot jaune qui fête ses 100 ans !

Photo: Chris Graythen/Getty Images

La cuvée 2019 de la Grande Boucle débute samedi à Bruxelles, en hommage au cinquantenaire de la première victoire d’Eddy Merckx sur le Tour. Pour le jubilé du “Cannibale”, deux étapes se disputeront sur le territoire bruxellois. Une première en ligne, avant un contre-la-montre par équipe dimanche. La première semaine réserve de belles étapes de moyenne montagne, avant les Pyrénées et l’explication finale entre les favoris prévues dans les Alpes. Le 19 juillet, le maillot jaune fêtera ses 100 ans. A cette occasion, un contre-la-montre individuel est prévu à Pau. Au total, ce sont 22 équipes qui parcourront les 3’460 kilomètres de cette 106e édition pour rallier la capitale, Paris.

De nombreux absents de marque !

La course sera marquée cette année par de nombreuses absences de taille. Tout d’abord par celle du quadruple vainqueur et troisième de l’an dernier, Chris Froome. Le coureur d’INEOS avait chuté lourdement sur les routes du Dauphiné et ne pourra pas viser un cinquième Tour de France. Quelques jours plus tard, c’est un autre membre du podium 2018 qui annonçait son forfait. Le néerlandais Tom Dumoulin ne s’est toujours pas remis de sa blessure au genou contractée lors du Tour d’Italie. De son côté, Primoz Roglic a pris la décision de ne pas s’aligner sur les routes françaises après un début de saison déjà passablement chargé, avec notamment une victoire sur le Tour de Romandie. Il a La Vuelta dans sa ligne de mire.

Ce sont donc trois des quatre premiers du Tour 2018 qui ne seront pas là. La Grande Boucle semble très ouverte cette année, mais ne perd pas pour autant son intérêt.

INEOS reste favori

Avec cette hécatombe, les grands favoris ne sont plus là, même si le tenant du titre, Geraint Thomas, sera sur les routes. Le britannique connaît une saison compliquée pour le moment et vient d’abandonner sur les routes du Tour de Suisse après une mauvaise chute. Il reste néanmoins attendu courant juillet dans la lutte pour la victoire finale.

Dans de telles circonstances, le favori pourrait venir d’ailleurs au sein du Team INEOS. La jeune pépite colombienne, Egan Bernal, s’impose comme le plus sérieux candidat pour endosser le maillot jaune sur les Champs-Elysées. A 22 ans, il vient de remporter le Tour de Suisse – avec la manière – et Paris-Nice. Ses progrès en contre-la-montre lui permettent de voir désormais un peu plus venir en montagne, mais il ne calcule toujours pas ! Malgré l’absence de Chris Froome, l’armada britannique paraît ultra-favorite.

Mais il faudra toutefois se méfier de plusieurs autres coureurs. Et notamment de Jakob Fuglsang (Astana) qui connaît sûrement la meilleure saison de sa carrière. A 34 ans, il s’est offert le Critérium du Dauphiné, répétition générale du Tour de France. Les autres prétendants se nomment Nairo Quintana (Movistar), Rigoberto Uran (EF Education First), Vincenzo Nibali (Bahrain Merida) ou encore Richie Porte (Trek-Segafredo).

Et si c’était l’année des français ?

Cette année semble plus ouverte que jamais donc, et pourrait, peut-être, profiter aux français, qui courent derrière une victoire tricolore depuis Bernard Hinault en 1985. Les deux principaux représentants français sont Romain Bardet (AG2R La Mondiale) et Thibault Pinot (Groupama-FDJ). Romain Bardet a déjà connu le podium sur le Tour, c’était en 2016 (2ème) et en 2017 (3ème). L’auvergnat a beaucoup travaillé, et espère encore gagner la Grande Boucle. A 28 ans, il a encore le temps ! D’après un sondage Odoxa réalisé pour RTL, 30% des français le voient en jaune à Paris.

Thibault Pinot, lui, a une histoire mitigée avec la boucle française et reste sur trois années blanches (une absence et deux abandons). Pourtant, après son podium en 2014 (3e), on aurait pensé que le Franc-Comtois était armé pour remporter rapidement le Tour. Il n’en est rien. Cette année, il semble prêt et est accompagné d’une équipe compétitive pour l’entourer, avec notamment le jeune David Gaudu, Stefan Küng pour le contre-la-montre par équipes et le récent champion de Suisse, Sébastien Reichenbach.

Les suisses, parlons-en. Ils ne joueront certainement pas le général. Si certains pourront viser des victoires d’étapes, d’autres devront accompagner leur leader en montagne. Ils sont quatre au départ (Sébastien Reichenbach, Stefan Küng, Mathias Frank et Michael Schär).

Quoi qu’il en soit, des rebondissements ont déjà eu lieu avant le lancement de cette 106e édition qui s’annonce palpitante. On s’en réjouit d’avance.